La bataille
3rd (Brit) infantry division "Ironside"
Organisation
- Reconnaissance
3rd reconnaissance regiment (Northumberland Fusiliers)
- 8e brigade d'infanterie
1st Suffolk regiment
2nd East Yorshire regiment
1st South Lancashire regiment
- 9e brigade d'infanterie
2nd Lincolnshire regiment
1st King's Own Scottish borderers
2nd Royal Ulster rifles
- 185e brigade d'infanterie
2nd Royal Warwickshire regiment
1st Royal Norfolk regiment
2nd King's Shropshire Light Infantry
- Support
2nd Middlesex Regiment
- Artillerie
7th artillery regiment
33rd artillery regiment
76th artillery regiment
21th anti-tanks regiment
92nd light anti-aircraft regiment
- Génie
- Transmissions
- Services
Historique
La 3e DI britannique est une unité ancienne de l’armée britannique. Crée en 1809, elle combattit en Espagne jusqu’en 1814 puis à Waterloo. Réactivée, elle prit part à la guerre de Crimée à partir de 1853. Lors de la guerre 14-18, elle fut engagée en France dès 1914, souvent en première ligne, et subit de lourdes au cours des dernières semaines du conflit.
Drôle de guerre et Blitzkrieg
Officiers du Royal Ulster Rifles à Dunkerque, 1940.
©IWM HU-1135 Certaines unités de la division reçurent leur ordre de mobilisation dès le 1er septembre. En 1940, la division, dirigée par le Gen. Montgomery, fut intégrée aux British Expeditionnary Forces et envoyée en France, dans les environs de Lille. Sur place, les Ironsides entreprirent de consolider la "ligne Maginot" qui n’était à cet endroit qu’un malheureux champ de plots anti-chars le long de la rivière Margue.
Au déclenchement de l’offensive allemande le 10 mai, la 3e DI passa la frontière allemande en direction de la Dyle. Elle s’établit aux environs de Louvain, mais dut vite reculer devant la supériorité numérique et tactique de l’ennemi. Au cours de la retraite, alors que la division menait des combats d'arrière-garde, 97 prisonniers du Royal Norfolk Regiment furent massacrés le 27 mai par les Allemands à la ferme du Paradis. Après la formation de la poche de Dunkerque, la division parvint à rembarquer en bon ordre dans la nuit du 31 mai au 1er juin.
A son retour de France, la 3e DI fut rapidement rééquipée et réorganisée, afin d'être renvoyée en France. Toutefois, la déliquescence générale du front français mit un terme à ces projets et la division resta en Grande-Bretagne.
En Grande-Bretagne
La France battue, les efforts de l’Allemagne pouvaient se retourner vers la Grande-Bretagne. Après avoir préparé abris et tranchées le long des plages anglaises, La 3e DI fut constituée en réserve mobile, destinée à intervenir au point le plus menacé. La défaite allemande au cours de la bataille d’Angleterre repoussa ce danger, et la division put progressivement se concentrer sur une mission qui allait devenir de plus en plus d’actualité – le débarquement sur le continent.
L’entraînement fut mené pendant près de quatre ans, au cours desquels la 3e DI fut l'une des rares divisions britanniques à ne pas combattre dans les déserts de l'Afrique. Elle développa néanmoins ses compétences dans les opérations combinées, et on envisagea de lui faire prendre part au raid sur Dieppe, avant d’attribuer cette mission à la 2e DI canadienne. En 1942 et 1943, elle prit part à des exercices amphibie dans le Dorset puis dans le Kent, et, destinée à faire partie de la première vague d’assaut, elle subit un entraînement intense.
Normandie
6 juin 1944 – les couleurs du 2nd batallion, East Yorkshire regiment,
débarquent sur Sword beach.
Quatre ans après son évacuation de Dunkerque, la 3e DI était de retour en France. Elle parvint à débarquer sur Sword, et constitua une tête de pont malgré la forte résistance des défenseurs. Toutefois, l’objectif assigné, Caen, restait très loin. Les premiers jours passés à étendre la tête de pont furent décevants, la 3e DI s’enlisant dans une guerre de position.
Le 27 juin, une attaque du 1st Battalion, South Lancashire Regiment, sur le château de la Londe échoua misérablement, et il fallut renouveler l’attaque avec l’appui du 1st Batalion, Suffolk Regiment, pour prendre la position et repousser les furieuses contre-attaques ennemies.
Ce n’est qu’avec l’opération Charnwood, à partir du 7 juillet, que Caen tombait enfin entre les mains des Alliés. Au cours de l’opération, la 3e DI combattit dans les bois de Lebisey. Cette capture, après un mois d’efforts, de pertes démesurées et de bombardements de la capitale normande, était pourtant loin d’être un triomphe.
La division fut maintenue dans les environs de Caen même après la prise de celle-ci, puisqu’elle fut chargée de sécuriser le flanc gauche de l’opération Goodwood en attaquant sur Troarn. En support de la 6e Aéroportée, elle attaqua le village de Touffreville le 18 juillet et parvint à le contrôler au soir, mettant la main sur d’importants documents et… un char Mk.IV intact !
18 Juillet 1944 – Des soldats du 2nd KSLI avec des chars de soutien
à Ranville. ©IWM
Fin juillet, la division fut déplacée plus à l’Ouest pour renforcer le front en vue de Bluecoat. Mi août, la 3e DI fit la jonction avec les Américains à Vire, puis délivra Tinchebray et Flers avant de passer la Seine aux Andelys et d’être mise en repos.
Belgique et Pays-Bas
Ce n’est qu’à la mi-septembre que la division reprit le combat en Belgique. Le 19, elle parvint à forcer un pont sur l’Escaut malgré la défense fanatique d’un groupe de Waffen-SS. Continuant sa poussée en direction des Pays-Bas, elle participa à la réduction du saillant allemand sur la Meuse. A partir du 15 octobre, elle attaqua la forêt d’Overloon, puis dut combattre deux jours pour Vernaij. A partir de là, le front se stabilisa durant les mois d’hiver, et la 3e DI eut la chance de goûter un peu de repos en février, dans la région de Louvain où elle avait combattu en 1940.
En Allemagne
La campagne de 1945 commença avec l’opération Veritable, dont l’objectif était de sécuriser les accès au Rhin à partir des environs de Nijmegen. L’opération devait démarrer le 8 février, mais les Allemands avaient fait sauter les barrages et inondé la région, retardant l’opération de deux semaines.
10 août 1944 – La 3e DI rencontre les troupes Américaines dans la
région de Vire, au cours de l'opération Bluecoat. © IWM Le 25 février, la 3e DI commença à relever la 15e Scottish. Les jours suivants, elle combattit férocement pour capturer un pont sur la Muhlen-Fleuth et établir une tête de pont sur la rive opposée, malgré des contre-attaques ennemies incluant des blindés.
Une fois l’opération Veritable terminée, la 3e DI passa le Rhin, à Rees. Elle progressa ensuite en direction de Düsseldorf, avant de se retourner contre Brême : ce devait être sa dernière conquête. Ses combats s’arrêtèrent le 5 mai.












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