La bataille

83rd (US) infantry division "Thunderbolt"

Organisation

  • Reconnaissance
    83rd reconnaissance troop
  • Infanterie
    329th infantry regiment
    330th infantry regiment
    331th infantry regiment
  • Artillerie
    322nd field artillery battalion
    323rd field artillery battalion
    324th field artillery battalion
    908th field artillery battalion
  • Special troops
    83th signal company
    783th ordnance company
    83th quarter-master company
    308th engineer battalion
    308th medical battalion
    83th CIC detachment

Historique

La 83e DI fut créée une première fois en septembre 1917. Elle fut envoyée en France en juin 1918, mais la grande majorité de ses unités furent reléguées en réserve, ne prirent pas activement part aux combats ou le firent de manière ponctuelle. La 83e DI ne combattit jamais en tant qu’unité constituée et fut rapatriée aux Etats-Unis entre janvier et octobre 1919.

La 83e DI fut recréée le 15 août 1942 à Camp Atterbury, dans l’Indiana. L’entraînement intense permit à la division de participer aux manœuvres du Tennessee dès juillet 1943. L’entraînement et les exercices reprirent ensuite à Camp Breckinridge, dans le Kentucky, avant que la division ne soit expédiée en Grande Bretagne, le 8 avril 1944. Dans l’attente de son engagement en Europe, elle termina sa formation et, peu de temps après le jour J, elle fut rattachée à la 1ère Armée de Bradley.

Normandie

25 juillet 1944 – l’opération Cobra est lancée. Un GI de la 83e DI à
l’abri derrière une Schwimmwagen retournée par une explosion.
Les premiers éléments de la 83e DI débarquèrent en Normandie le 18 juin. La division s’assembla dans le secteur de Bricqueville, puis fut dirigée au sud ouest de Carentan, où elle releva la 101e aéroportée à partir du 26 juin. Elle fut rattachée au 7e Corps.

A partir du 4 juillet, elle fut lancée à l’assaut le long de la route Carentan – Périers. A l’image des autres unités américaines, elle progressa lentement, le terrain offrant à l’ennemi des conditions de défense idéales. De plus, sa route était barrée par la 17e SS-PzGD et le 6e FjR (2e FjD) – deux unités d’élite. Le seul premier jour de l’offensive, son attaque sur Sainteny lui coûta 1.400 pertes – 10% de son effectif ! C’est au terme de 1.500 pertes supplémentaires qu’elle parviendra à s’emparer de la ville le 9 juillet. Elle progressera ensuite vers Périers, avant d’être placée en repos.

A partir du 25 juillet, la 83e DI fut lancée dans l’opération Cobra. Elle nettoya les dernières poches de résistance ennemies, et traversa la Taute le 27. Elle libéra Marchésieux le 28, coupa la route Saint-Lô – Périers, puis prit le Mesnil Vigot. Elle fut ensuite mise au repos le long de la route Saint-Lô – Coutances. A partir du 1er août, elle protégea les passages vers la Bretagne, au pied du Cotentin, avant de se porter vers la péninsule.

Bretagne et Val de Loire

Août 1944 – combats de rue à Saint-Malo
Le 3 août, la 83e DI fut transportée vers Pontorson et fut engagée contre les fortifications de Saint-Malo dès le lendemain. Le 329e RI commença par prendre Chateauneuf, puis la division dut mener de très lourds combats de rues pour progresser en direction du port. Le 9, Saint-Servan fut capturé. Les combats se prolongèrent ensuite vers la pointe de la Varde, solidement fortifiée, puis vers la Citadelle. Les Allemands ne reculant que pas à pas, la ville fut soumise au bombardement constant de l’artillerie et de l’aviation alliées.

Une partie de la garnison se rendit le 14, mais ce n’est que le 17 que le commandant de la garnison, le col. Von Aulock (surnommé « The Mad Colonel » par les Américains), accepta finalement de capituler. Les combats terminés, il ne restait de Saint-Malo, cité millénaire, qu’un champ de ruines fumantes… La 83e DI poursuivit sa route en Bretagne, vers Saint-Brieuc. En chemin, elle fit plus de 13.000 prisonniers.

17 septembre 1944 – Sur le pont de Beaugency, le gen. Elster se
rend avec 19.600 soldats aux Américains de la 83e DI.
Une fois la campagne de Bretagne terminée, la 83e DI reçut la tâche de protéger le flanc droit de la 3e Armée de Patton. Pour cela, elle fut redirigée vers la Loire avec l’objectif de couvrir une zone qui allait de Saint-Nazaire… à Auxerre ! Une patrouille de la 83e troupe de reconnaissance parvint ainsi à Bordeaux sans rencontrer de résistance. Une autre, partie d’Orléans, fit jonction avec la 7e Armée US du gen. Patch qui remontait de Méditerranée. Le 17 septembre, toute la colonne Elster, soit plus de 20.000 hommes et tout leur matériel, se rendit à la 83e DI sur le pont de Beaugency. Cette mission de surveillance se termina le 22 septembre.

Ardennes

Janvier 1945 – un mortier de la 83e DI en position dans la forêt des
Ardennes.
Le 24 septembre, la 83e fut déplacée au Luxembourg et chargée de tenir les positions le long de la Moselle et de la Sûre. Elle releva des éléments de la 5e DB et de la 28e DI, et nettoya les quelques poches de résistance allemandes qui subsistaient – comme à Grevenmacher et Echternach. Un fois cette tâche menée à bien, son activité se limita alors à empêcher les incursions allemandes et à effectuer des patrouilles de reconnaissance en territoire ennemi.

Début décembre, la 83e DI fut envoyée dans la forêt de Hurtgen. Elle releva à partir du 10 décembre les éléments de la 4e DI. Elle attaqua ensuite en direction de la Rur, et parvint à capturer Gey, Gurzenich et Strass. Dans cette dernière localité, un bataillon du 330e RI combattit isolé pendant trois jours. Finalement, après le rejet des contre-attaques allemandes, la capture de Gurzenich permit au 329e RI d’envoyer des patrouilles dans Duren, marquant l’extrême point de l’avance américaine en 1944.

Dans la nuit du 26 au 27 décembre, la 83e DI fut retirée du front et transportée en Belgique, sur la partie nord du saillant crée par l’offensive allemande. Engagée immédiatement, elle repoussa l’ennemi de Rochefort le 28. Libérant Ottre, elle continua sur Joubeval, Hebronval, et Bihain. Ce faisant, elle ouvrit la voie à la 3e DB, qui put alors couper la route Saint-Vith – Houffalize. Jusqu’à mi-janvier, elle repoussa les Allemands jusqu’à leurs positions de départ, avant d’être relevée le 22 janvier.

Allemagne

Février 1945 – soldats de la 83e DI a Neuss. La 83e DI fut maintenue en réserve tout au long du mois de février. Seul son 330e RI fut engagé à partir du 25 aux côtés de la 29e DI, puis de la 2e DB. A partir du 1er mars, la division dans son ensemble fut engagée dans les opérations de nettoyage de la rive gauche du Rhin, d’Oberkassel au nord jusqu’au canal d’Erft, au sud. Le 2 mars, elle parvint à Neuss mais échoua à s’emparer de la totalité du pont ferroviaire sur le Rhin. De nouveau, elle fut retirée du front pour être entraînée et renforcée de nouvelles recrues.

La 83e DI traversa le Rhin le 30 mars, à hauteur de Wesel. Elle suivait la progression de la 2e DB, éliminant les poches de résistance laissées par celle-ci. La division avança ensuite dans la plaine de Munster jusqu’à la Weser, qu’elle traversa à hauteur de Bodenwerfer. La résistance allemande était alors sporadique et la 83e DI, réquisitionnant tous les véhicules qui tombaient sous sa main, traversa l’Allemagne en un temps record. Elle put s’emparer de Halle dès le 6 avril. Le 8, elle traversait la Leine.

La 83e DI se dirigea ensuite vers l’Elbe. Au terme de sa course, elle avait traversé les montagnes de l’Harz, forcé quatre rivières, capturé 24.000 soldats allemands, et libéré 75.000 prisonniers. Elle s’empara de la ville de Barby, au sud-est de Magdeburg, puis traversa l’Elbe. Elle parvint à établir et à défendre la tête de pont qu’elle venait d’établir, annihilant les tentatives de contre-attaques allemandes.

Mai 1945 – pont Truman, construit par les sapeurs de la 83e DI
sur l’Elbe.
La 83e DI se retira de sa tête de pont le 6 mai, conformément aux accords alliés qui accordaient les territoires à l’est de l’Elbe aux communistes de Staline. Depuis son débarquement en Normandie, elle aura passé 270 jours au contact de l’ennemi. Ses pertes se montaient à 3.275 morts, 11.060 blessés, et 678 prisonniers ou disparus.



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